Association loi 1901 N° de siret: 502 063 274 00018 / Jardin d'Essai: traverse des vallons aux folies 83330 Le beausset / Antenne: 4 Bl du midi 13011 Marseille
Initiation à l'éco citoyenneté à la Maison de l'Enfance et de la famille à Marseille
Quand les sens produisent du sens
Rendre les jeunes acteurs de leur environnement en favorisant l’appropriation du cadre de vie et les échanges,
en donnant les moyens d’agir concrètement au niveau individuel et quotidien.
Vendredi 5 mars 2010 à 9h30
Préparation du sol pour les semis de petit pois, carotte, épinard, phacélie( engrais vert), poireau, laitue, oseille
Initiation au taille haie thermique et à la cisaille à main
Remplissage du compost
Première intervention le Vendredi 26 février 2010 à 9h30
Préparation du sol pour les semis de fève, carotte, épinard, phacélie( engrais vert), poireau, laitue
Initiation à la taille japonaise
Montage d'un silo à compost
Musique du diaporama choisi par les jeunes: présentation de Saz 5 (musique supprimée)
Le saz est un luth à manche long ou court d'origine persane, rencontré en Turquie, en Grèce, en Arménie et en Azerbaïdjan. Le mot saz vient du persan et signifie "instrument." Le mot saz sert aussi à désigner tout type d’instrument de musique. Le mot bağlama sert parfois en turc à désigner la famille des saz à cordes pincées (à ne pas confondre avec le baglama grec qui est de la même famille que la tamburitsa slave).
Dérivé du tambur perse et du kopuz, l'instrument traditionnel de cérémonie des Turcs de l’Asie centrale et de Sibérie, c’est l’instrument de prédilection de l’aşık, poète et chanteur, par l’accompagnement des türkü, chansons populaires traditionnelles turques. L'instrument est aussi apprécié des bardes kurdes. Dans l’alévisme, cet instrument a un caractère sacré, car il est utilisé dans le rituel religieux
Présentation des ateliers
Travail du sol au naturel
Création des buttes.
Dans tous les cas, la création des buttes est le moment le plus important de la mise en place du jardin. La largeur idéale d’une butte est d’environ 1,20m.
Les buttes sont espacées par des allées de 30 à 50cm de large. 30cm représentent la longueur d’un pied moyen, 50cm permettent par exemple de travailler à genoux. A chacun de déterminer s’il souhaite plus ou moins de confort.
En récupérant la terre de surface des allées, on accroît la profondeur de terre arable. D’autant plus si on a pratiqué un double bêchage. On peut atteindre ainsi 60cm de terre meuble dès la première année.
On peut se contenter d’un bêchage simple
Lutte contre l’érosion
Les bords de la butte doivent être soignés. Comme ils sont en pente assez forte, le risque est d’y avoir de l’érosion et du lessivage d’éléments minéraux. Une autre solution est d’y laisser pousser un tapis d’herbes spontanées qui retiendront la terre. On n’arrachera jamais ces herbes. On se contentera de les couper quand elles deviennent trop envahissantes. Elles serviront de fertilisant, soit par passage dans le compost, soit par utilisation direct en paillage.
Les buttes vont s’affaisser au fil du temps. C’est normal : la terre retrouve peu à peu sa densité optimale, qui est supérieure à celle d’une terre nouvellement bêchée. Elle n’en sera pas moins fertile, et plus aérée qu’une terre labourée : sa structure sera beaucoup plus élaborée. Etant donné qu’elles seront alimentées régulièrement par de la matière organique en surface, et qu’elles ne seront jamais totalement tassées, elles ne disparaîtront pas complètement, si on a pris soin de bien les protéger contre l’érosion.
Forme de la butte
Il est inutile de chercher à obtenir une butte trop haute. Si la pente devient trop forte, on aura des problèmes d’érosion. 50cm de hauteur entre le fond des allées et le haut de la butte sont un maximum.
La forme convexe, arrondie de la butte permet d’augmenter la surface de feuilles des plantes cultivées, et donc la photosynthèse. Inversement, la plus grande profondeur de terre arable permet aux racines de se développer verticalement, et donc de planter un peu plus serré qu’en potager traditionnel. De plus, il est possible de planter en quinconce, ce qui permet de densifier encore la plantation. Une culture en biointensive bien menée permet de multiplier au moins par deux le nombre de plantes par unité de surface dans un jardin, tout en accroissant la productivité de chacune des plantes.
Gestion de l’eau
La butte étant située en hauteur, les éventuelles inondations ne concerneront que les allées, et la terre des buttes sera particulièrement bien drainée. En revanche, en période de sécheresse, l’infiltration des précipitations se fait au niveau des allées, ce qui permet à la butte d’être mieux irriguée en profondeur. Ceci permet aux racines des plantes de se développer autant que possible. En climat très sec, on peut inverser la forme du haut de la butte, jusqu’à la rendre concave, pour retenir mieux l’eau.
Associations de cultures
Il est important de travailler les associations de culture. On cultive généralement deux ou trois espèces complémentaires sur la même planche, en calculant scientifiquement l’espace dont chacune a besoin. On arrive à un nombre d’espèces encore plus important, mais de manière moins calculée. Dans les deux cas, on veille aux bonnes associations de plantes, et à avoir une densité optimale de végétation.
Recyclage des déchets: Montage d'un silo avec du grillage de récupération
Le compostage individuel constitue une activité simple, pleine d'avantages, qui réduit la production d'ordures ménagères traitées par la collectivité, réduit les déchets de végétaux du jardin et contribue ainsi à la préservation de l'environnement.
Le compost : qu'est-ce que c'est ?
Le compostage est un procédé de transformation biologique des matières organiques, en présence d'eau et d'oxygène. Une fermentation s'opère : des micro-organismes transforment les déchets pour former, après maturation, du compost : produit stabilisé, hygiénique et riche en humus, fort utile au jardin.
A quoi ça sert ?
Le compostage est un procédé ancien, que l'on retrouve aujourd'hui car il répond à plusieurs préoccupations :
c'est un geste écologique : il permet de réduire le volume des ordures alimentaires enlevées collectivement. Moins de transport, moins d'espace occupé par les décharges ou moins d'incinération : c'est toujours ça de mieux pour notre pauvre planète...
l'amendement produit est de qualité; votre jardin vous le rendra ! Il favorise la vie du sol, améliore sa fertilité et sa teneur en humus.
c'est économique ! Vous limiterez quelques peu vos achats d'engrais et d'amendements organiques.
Que peut-on composter ?
Facile à composter
les fumiers d'animaux (le meilleur étant celui du cheval). Néanmoins, il ne faut pas utiliser de fumier provenant d'un élevage "industriel", car trop "pollué" par les différents additifs à l'alimentation.
Tous les fruits et légumes ( épluchures...)
- la paille de blé ou autre
- mouchoirs en papier
- essuie-tout
- certains tissus en fibres naturelles ( carton...)
- les fonds de pots de fleurs ou de jardinières
- le marc de café et les filtres papier
- les marcs de raisins
- les sachets de thé
- les litières animales (sans les déjections)
- les coquilles d'oeufs
- la couenne de jambon, les croutes de fromage, ...
- les coques des noisettes, cacahuètes, noix, ...
- les orties entières avant la floraison
- les aiguilles de conifères fournissent un humus acide
- les algues marines doivent être au préalable dessaler à la pluie
- les cheveux, poils, ongles, plumes, ...
- les feuilles saines
- les fleurs fanées et les "mauvaises herbes"
A ne pas composter :
- les plantes malades,
- la viande,
- le poisson,
- les produits laitiers,
- excréments d'animaux domestiques carnivores (chien, chat),
Plus difficile
Déchets de taille et branchages en général : il vous faudra un broyeur de déchets de jardin
Comment faire !
En tas
Si vous un grand jardin et beaucoup de place, optez pour le compostage en tas. Empilez simplement les déchets dans un coin. Faites des tas, retournez-les régulièrement pour activer la fermentation. L'arrosage naturel et la large surface (oxygénation) seront vos avantages. Evidemment, l'aspect n'est pas très plaisant : réservez un endroit éloigné et discret.
En bac
Vous utiliserez un composteur, dit bac ou silo à compost. Plus ou moins haut et ouvert, il réduit l'encombrement en privilégiant la hauteur. En plastique ou en bois, il améliore l'esthétique. Inconvénient : moins exposé, le compost risque de sécher si vous l'oubliez. En outre, le volume généré est plus faible.
Vous pouvez acheter un bac dans le commerce, ou en réaliser un à moindre frais, en montant quatre côtés en planches, à raison d'une sur deux pour favoriser l'aération. Simple et efficace.
Les règles de base :
mélanger entre eux les différents déchets organiques
aérer et brasser le mélange : pour favoriser l'action des micro-organismes, et homogénéiser le mélange résultant.
veiller sur l'humidité
Est-il mûr ?
Il faut compter entre 3 et 5 mois pour qu'un compost soit bien décomposé et riche en humus. Avec un bon rythme, un bac permet de réguler tout ça : on prend le compost par le bas, le tas descend, on rajoute des déchets sur le dessus
Tamiser ?
Cela peut être utile, si vous mélangez aux déchets se décomposant parfaitement des débris plus durs (petits branchages et autres). Un tamis grossier convient parfaitement
Le secret d'un compost de qualité
Mélanger Le compostage repose sur le principe de la fermentation. Cette activité provoque une montée en température à 30, 40 ou même 60°C au coeur du tas. Si l'air ne circule pas, les micro-organismes ne peuvent pas vivre et travailler. Le compostage est plus efficace lorsque les morceaux de matière organique sont de petite taille. Vous devez donc brasser et mélanger les déchets organiques pour faciliter l'aération et éviter le pourrissement. C'est encore plus vrai au début du compostage (les 2 premiers mois retournez et mélangez le compost toutes les deux semaines ou à chaque ajout de matière). Le brassage favorise également la régularité de la transformation dans toutes les zones du tas et permet d'obtenir un compost de qualité homogène.
Humidifier L'humidité est un point très important à surveiller régulièrement. Trop d'humidité empêche l’aération, ce qui a pour conséquence de freiner le processus de fermentation et de dégager des odeurs désagréables, tandis que pas assez d'humidité bloque la fermentation. Le contenu du composteur doit donc être humide comme une éponge tordue.
Remarque Le compostage des végétaux durs, longs, encombrants est possible. Soit il faut être patient et leur faire subir plusieurs cycles de compostage, soit il faut les sectionner et broyer pour faciliter l'action des micro-organismes.
Utiliser le compost
Au bout de 4 à 8 mois votre compost est prêt à être utilisé. Il est homogène, de couleur sombre, s'émiette facilement et a une bonne odeur d'humus (comme le sous-sol forestier).
Tamisez-le pour éliminer les matières qui ne sont pas entièrement décomposées. Celles-ci peuvent faire un bon paillage ou être remise dans le composteur pour finir leur décomposition. En outre, n'oubliez pas de garder du compost pour le mélanger à la nouvelle préparation.
Un compost à maturité peut être utilisé de 3 manières différentes :
comme amendement organique :
l'épandre en couches minces (1 à 5 litres par m2), puis l'incorporer au sol superficiellement par binage (sur 5 à 15 centimètres),comme support de culture :
incorporer de la terre à votre compost. En effet, il faut éviter de semer ou de planter directement dans le compost, la majorité des plantes ne le supportent pas.pour les plantes vertes chez-soi :
préparer un mélange avec 1/3 compost, 1/3 terre et 1/3 sable pour le rempotage de vos plantes.
Quelques conseils en cas de difficulté
Le compostage n'est pas un processus difficile mais il peut parfois exiger quelques soins particuliers. Voici quelques solutions faciles aux problèmes les plus courants.
Le tas ne réduit pas ou ne produit pas de chaleur : il faut provoquer le processus :
- arroser (avec de l'eau de pluie) quand c'est trop sec;
- assécher quand c'est trop humide, en étalant le compost au soleil pendant quelques heures, ou en y incorporant de la terre sèche
Le centre du tas est humide et chaud mais le reste est froid : il est possible que votre tas soit trop petit. Essayez de garder le composteur aussi plein que possible. Mélangez les vieux résidus avec les nouveaux et les résidus secs avec les résidus humides en brisant les mottes.Le tas est humide et il sent le sucré sans chauffer : il est possible qu'il soit en manque d'azote. Ajoutez du gazon coupé, des résidus de table.Le tas sent mauvais : donnez-lui de l'air. Rendez la matière plus meuble en brisant les mottes, retournez-le pour favoriser l'aération.
En pratique, à la maison
Chez nous, une petite bassine est rangée sous l'évier. Dès qu'un épluchage est nécessaire, nous prenons une double feuille dans un vieux journal. On la pose sur le plan de travail, et elle recueille les épluchures. Une fois fait, la feuille est roulée et boule, direction : la bassine.
Les coquilles d'œuf suivent le même chemin, de même que les filtres de la cafetière remplis de café passé.
La bassine est régulièrement apportée sur le tas de compost; quand il pleut, on la laisse un peu dehors. Les déchets sont ainsi humidifiés; la bassine se nettoie...
Le gazon tondu est mis sur le tas; nous évitons en revanche les adventices et mauvaises herbes de toutes sortes.
Les fruits abimés ramassés par terre, trop mâchés pour la compote, suivent le même chemin. Attention ! Pas ceux atteints de maladies !
A la chute des feuilles, un ratissage grossier permet là-encore d'alimenter le tas.
Sculpture végétale L'art de tailler des arbres en "nuages" ... pour trouver la voie de la quiétude intérieure.L'art de la Taille Japonaise ( Finition Juillet)
Les fondements de cet art proviennent essentiellement du culte Shinto ou "Voie des Dieux", la plus ancienne religion du Japon, un mode de vie à part entière, qui repose sur de vastes concepts d'harmonies entre l'homme et la nature. Les japonais vénèrent donc les kami, esprits des ancêtres et forces de la Nature - Mère. Les montagnes, arbres, eaux, vents, pierres, tonnerre... - pour ne citer que les plus importants - y sont considérés comme manifestations divines. Cet art s'est enrichi au fil des siècles, par le biais de diverses influences et philosophies relatives à l'histoire du pays.
Si l'art de dresser les pierres, tailler les arbres "en nuages" ou ratisser des mers de gravier paraît souvent lié au zen, la lecture approfondie du Sakutei-ki - Notes secrètes sur la fabrication des jardins - permet de découvrir que c'est l'inverse, en fait, qui s'est produit. C'est par la création de jardins en suivant les préceptes anciens, que les moines bouddhistes zen ont trouvé un de leurs moyens de parvenir à l'éveil, par l'expression de Soi.
La taille japonaise s'adresse à toutes les variétés d'arbres (sauf les plus élancés type cyprès chandelle ou peuplier) et d'arbustes, qu'elles soient à feuillage caduc ou persistant, et à tous les sujets, du plus petit élevé en pot à celui élevé en pleine terre.
A l'origine, elle évoque l'empreinte laissée sur la végétation par les éléments naturels (vent, neige ou gel) et les animaux (bétail, insectes...).
Parmi les différents types de taille japonaise (compacte karikomi, sous forme de gros buissons kokarikomi ou de petits buissons okarikomi, linéaire "en plateaux"...) la taille "en nuages" est destinée à donner une végétation tabulaire - diverses mises en forme en dômes multiples - ayant pour but de reproduire des sites paysagers lointains. Elle permet de représenter collines et vallons de campagne, d'évoquer des nuages restés accrochés à la profondeur d'une forêt ou un arbre isolé à l'aplomb d'une falaise, ceci dans le jardin japonais où tous les éléments servent à reproduire l'ensemble d'un paysage naturel dans un petit espace, afin d'en sublimer la beauté.
La technique de la taille "en nuages"
Cette pratique nécessite beaucoup de patience et plusieurs années de travail pour commencer à obtenir des nuages étoffés. L'arbre peut être incliné, suivant différentes positions penchées pour éventuellement lui donner une impression d'ancienneté. Pour les sujets ayant un port dressé, une branche latérale sur deux est supprimée, donnant ainsi à la ramure un aspect contrasté fait de touffes denses et d'espaces aérés, forme que les conifères présentent à l'état naturel en Asie. Les nuages sont ensuite formés, puis émondés et taillés de façon régulière pour obtenir des touffes de plus en plus denses. Pour les sujets ayant un port rampant, on veillera dans la mesure du possible, à ce que tous les nuages soient dirigés vers l'extérieur.
Même si ces arbres sont communément appelés "bonsaï de jardin" dans le jargon pépiniériste, ils diffèrent de la culture bonsaï, par le fait que les racines ne sont pas travaillées et restent intactes. Ainsi l'arbre n'est pas fragilisé et sa croissance n'est pas limitée, le volume "racinaire" étant toujours sensiblement identique au volume foliaire, dans le monde végétal. Elles sont éventuellement cernées environ tous les trois ans si l'arbre est en pleine terre, dans le but de pouvoir le déplacer ou de le mettre en pot plus facilement.
Une première phase importante qui consiste en l'étude de l'arbre sous toutes ses faces, de près et de loin, afin d'évaluer et d'apprécier la structure existante à notre disposition.
Vient ensuite la phase de nettoyage et d'émondage de l'arbre, afin d'enlever l'ensemble du bois mort, les branches extrêmement fines qui partent dans toutes les directions...
Puis vient la phase de séparation des masses qui serviront à l'élaboration des nuages et qui sera réalisée suivant trois grands axes, c'est-à-dire le mouvement général, la direction et la grosseur des branches.
Les nuages sont alors formés, puis émondés et taillés, de façon régulière pour obtenir des touffes de plus en plus denses. Certains nuages, voire certaines branches, seront supprimés pour obtenir au final un sujet élégant et harmonieux.
Maintenant, patience et taille régulière d'entretien ...
Créativité et unité intérieure
Cette pratique, tout comme le fait de ratisser afin de créer et de recréer un Jardin Zen, calme le mental et favorise le centrage méditatif, libérant notre créativité et participant à notre unité intérieure.
Il s'agit ici de retrouver la joie de l'enfance lorsque nous utilisions nos mains pour découvrir le monde, créer et manifester ce que nous désirions. Nos mains sont notre mécanisme primaire de connexion avec la vie, elles sont des instruments nous permettant d'exprimer notre créativité et notre originalité. Utiliser nos mains nous remet en contact avec notre monde intérieur. Les textures différentes du végétal nous donnent de l'inspiration et par là même nous permettent de nous enraciner à travers le toucher. Il suffit simplement que notre intérêt nous motive dans la disposition à pratiquer.